Des Chevaux sans Equitation

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 Sociologie du "cheval sans équitation"

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Lul800
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Lul800

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MessageSujet: Sociologie du "cheval sans équitation"   Sociologie du "cheval sans équitation" EmptyMer 12 Juin 2013 - 21:19

Bonsoir tout le monde ! Smile

C'est sujet tordu qui me trotte dans la tête depuis un moment.Sociologie du "cheval sans équitation" 194921 Mais je me dis souvent qu'on pourrait faire l'objet d'une bonne étude sociologique...Les questions que je me pose, par exemple :

Pourquoi sommes-nous une extrême majorité de femmes ?

Quelle est l'influence de notre milieu (au sens sociologique) sur la perception première que nous avons eue des chevaux, et sur la décision de ne pas/plus monter (Du genre, pour caricaturer vite fait : dans un environnement rural on perçoit le cheval comme un outil de travail, et en ville comme un loisir) ?

Combien sommes-nous à nous être engagées dans cette voie par un choix conscient et "intellectuel" et combien par la force des choses (accident...) ?

Quel sens peut-on donner au fait que notre point central de rencontre est un forum de discussion sur Internet ?

Etc...

Comment ça, y'a plus personne ? Sociologie du "cheval sans équitation" 194921

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Noush
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MessageSujet: Re: Sociologie du "cheval sans équitation"   Sociologie du "cheval sans équitation" EmptyMer 12 Juin 2013 - 22:45

Lul800 a écrit:
Comment ça, y'a plus personne ? Sociologie du "cheval sans équitation" 194921





B'in apparemment y'a plus personne, oui!


Lul800 a écrit:
Pourquoi sommes-nous une extrême majorité de femmes ?



Alors pour moi, ans le monde du cheval en général, il y a plus le femmes (ok je répond pas a la question). On retrouve les hommes en compétitions par contre (parait il que ce serait expliqué du fait que les femme ont des enfants...hum hum...je suis un peu septique).



Lul800 a écrit:
Quelle est l'influence de notre milieu (au sens sociologique) sur la perception première que nous avons eue des chevaux, et sur la décision de ne pas/plus monter (Du genre, pour caricaturer vite fait : dans un environnement rural on perçoit le cheval comme un outil de travail, et en ville comme un loisir) ?



Je comprend pas trop...mais je vais essayer de répondre Smile . J'ai commencé l'équitation quand je j'ai quitté la ville pour la campagne. Et depuis, je n'est pas quitté la campagne. Je ne sais pas vraiment comment je considerais les chevaux...je ne me souviens pas vraiment, mais je pense que c'était des "animaux que je montais", même si j'aime beaucoup les animaux depuis petite. J'ai découvert une autre équitation que celle du club grace a une "voisine" (elle m'a fait découvrir le sans mors et qq soins naturels et j'ai fait un stage d'éthologie). 
Après j'ai beaucoup évolué grâce a mes propres chevaux. 
Maintenant, je n'ai jamais quitté la campagne, et j'ai beaucoup évolué vers le sans équitation donc on ne peut pas dire que mon milieu m'ait apporté qq chose...bien que...J'ai commencé a monter en club en 2000, j'ai atterri dans le Lot en 2006 et j'ai continué le club (très entourée, encadrée,...) j'ai arreté en 2008 puis j'ai eu mes chevaux en 2009 (et donc j'étais seule). Le fait que je sois seule face aux différents problèmes que l'on peut rencontrer m'a certainement obligé a comprendre et a chercher le mieux pour MES chevaux, et puis, c'était le deal avec mes parents.
Bon, je réflechis en ecrivant...je dirai donc que j'ai changé de voie en "quittant" le monde du cheval.


Lul800 a écrit:
Combien sommes-nous à nous être engagées dans cette voie par un choix conscient et "intellectuel" et combien par la force des choses (accident...) ?



Je dirai par la force des choses pour moi...J'ai eu un accident avec Navarin (arrivé en mars). J'avais acheté un cheval pour monter (pas que, mais mon but final était de faire de la ballade/rando). Un jour je l'ai pris et je 'ai mis dans un gran pré pas trop cloturé (vieux grillages et haies) il a fuit aux grand galop, il a voulu sauter la haie, mais j'ai crié et il a continué sa course effrénée. Moi en revanche, j'ai traversé la haie qu'il n'a pas sauté (pour vous dire!) en rattrapant la route je contais lui couper le chemin...et j'ai entendu un grincement et une chute, un gros boom, un cheval qui tombe quoi pale, je me suis arreté net, puis je me suis depéchée. Quand je suis arrivée, qq secondes plus tard, j'ai trouvé Navarin, couché sur sa tête et son encolure completement tordue. Un arbre l'empechait de se redresser et de se relever. J'ai vu le cheval paralysé et moi obligée de prendre la décision de l'euthanasier sur place. Ca faisait qq jours qu'il était a la maison...Je pense que ca a été l'élément qui a fait que j'ai arreté de monter (même si j'ai continué un peu après, mais j'avais peur). Je pense aussi que c'est ce qui a provoqué mes soucis par la suite. J'avais déja passé Navarin au sans mors (juin) et je me suis penché sur le pied nus (septembre).Septembre, c'est ma premiere inscription sur un forum (ACN), j'avais 15 ans en 2009. J'ai eu une grosse remise en question sur moi aussi et ca m'a certainement aidé a découvrir autre chose.


Lul800 a écrit:
Quel sens peut-on donner au fait que notre point central de rencontre est un forum de discussion sur Internet ?



Je pense que c'est parce qu'autour de nous on ne trouve pas ou très peu de personnes qui ont la même visions des choses que nous. C'est donc difficiles d'apprendre encore plus dans notre philosophie et de partager aussi. D'où internet, qui rassemble des personne de points de vue proches quelque soit la distance entre elles.


Je sais pas si c'est le genre de réponses que tu voulais, mais tu veux que j'approfondisse certains points ou que je répone a d'autres questions, c'est avec plaisir!
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MessageSujet: Re: Sociologie du "cheval sans équitation"   Sociologie du "cheval sans équitation" EmptyJeu 13 Juin 2013 - 17:11

"Pourquoi sommes-nous une extrême majorité de femmes ?"

Parce que je pense que dans le milieu de cheval il y a une grande majorité de femme sauf sur les compétion car c'est plus dans l'esprit des homme,...


"Quelle est l'influence de notre milieu (au sens sociologique) sur la perception première que nous avons eue des chevaux, et sur la décision de ne pas/plus monter (Du genre, pour caricaturer vite fait : dans un environnement rural on perçoit le cheval comme un outil de travail, et en ville comme un loisir) ?"

née a la campagne, je voulais m'occuper de chevaux, mes parent m'ont inscrit dans un "centre" où les chevaux vivaient au pré en famille et nous faisions des balades une fois par semaines, nous nous occupions de nos chevaux 1h avant de les monter et 1H après, l'idéal pour faire du cheval mon AMI. 
 Suite à cette bonne approche, j'ai donc voulu en faire mon métier et suis partie dans un centre de formation ( en centre ville), et là,...
J'ai été dégouté de voir des chevaux enfermer dans des cages, sortant 2h/jours dans un manège poussiéreux, équipé de matériel de torture, obligé de sauter, courir dans tout les sens,...
Des cavaliers qui devait se battre pour que leurs monture obéisse, bref ici le cheval n'était pas un ami mais l'ENNEMI (c'était mon ressenti) je n'est pas été au dernières leçons (que j'avais pourtant déjà payer) tellement j'ai été écœuré d'assister a ce massacre.



"Combien sommes-nous à nous être engagées dans cette voie par un choix conscient et "intellectuel" et combien par la force des choses (accident...) ?"

après mon diplôme de soigneur d'équidés, je suis retourner à mes balades avec mes chevaux de loisir. Ma première jument prenant de l'âge et ne pouvant plus être monter a cause de son arthrose, nous a fait développé une relation beaucoup plus belle avec plus de confiances ,etc...
ma jument étant décédé, j'ai décidé que je voulait retrouver cette confiance mutuelle et ce feeling incroyable, avec mes autres chevaux, donc j'ai arrêter de monter, mes chevaux de loisir sont devenu mes chevaux de compagnie et cela me convient mieux ainsi.



"Quel sens peut-on donner au fait que notre point central de rencontre est un forum de discussion sur Internet ?"

car nous somme peu a avoir cette philosophie, et aussi je pense que peu de personnes hausse dire qu'ils "ont des chevaux mais qu'ils ne les montent pas" car c'est souvent mal perçu!
Personne autour de nous pour nous comprendre, internet reste le moyen de communication où nous pouvons parler avec des gens qui ont le même point de vu que nous alors que nous ne les aurions pas connue sans.
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Farina

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MessageSujet: Re: Sociologie du "cheval sans équitation"   Sociologie du "cheval sans équitation" EmptyJeu 13 Juin 2013 - 22:55

Comme les autres nous sommes en majorité des femmes dans le loisir mais nettement moins dans la compétition....nous n'avons pas le même rapport que les hommes avec les chevaux...nous sommes plus "maternage"...je dirais..nous recherchons très souvent plus la relations avec le cheval.

"Quelle est l'influence de notre milieu (au sens sociologique) sur la perception première que nous avons eue des chevaux, et sur la décision de ne pas/plus monter (Du genre, pour caricaturer vite fait : dans un environnement rural on perçoit le cheval comme un outil de travail, et en ville comme un loisir) ?

Aussi loin que je me souvienne j'ai toujours adoré les chevaux et ai toujours été attiré par eux...paraît que depuis toute petite j'en voyais j'allais direct vers eux....et ma pôvre maman qui en a une peur folle:cheese:
J'ai vécu les 1ères années de ma vie en ville...j'ai jamais aimé la ville et je n'ai pas une famille branchée du tout chevaux (excepté ma cousine qui fait des compétitions et a laquelle je suis constamment comparée...)
A mes 8 ans mes parents ce sont saigné pour quelques cours d'équitation...quel n'a pas été ma déception quand j'ai vu que je ne pourrais pas brosser et m'occuper de mon cheval.
puis n'ayant plus les sous j'ai arrêté quelques années......a 13 ans j'ai repris un peu.....là j'ai pu commencer a brosser mon cheval....un bonheur pour moi..puis avec le temps mes parents n'ayant pas les sous je donnais un coup de main dans les manèges pour pouvoir côtoyer les chevaux.Au début je ne me suis pas posée trop la question du boxe des fers mais la facon de monter et de les traiter toujours.......j'ai jamais aimé les brutes.
Donc mon milieux sociale proche n'a eu aucune influence sur mon amour des chevaux.

"Combien sommes-nous à nous être engagées dans cette voie par un choix conscient et "intellectuel" et combien par la force des choses (accident...) ?"

Ce sont les chevaux qui a force m'ont montré avec le temps et les expériences vécues.
Avec ma dernière DP j'ai réalisé que j'aimais plsu juste le contact avec les chevaux..même si monte toujours..que pour moi passer 1h a contempler mon cheval au parc ca m'apaisait.
J'ai atteris sur ce forum en tapant "soins pour chevaux vieux chevaux" sur Google.
Et j'ai beaucoup aimé le respect que les gens y avait pour leurs chevaux..et aussi tous les soins et etc..J'ai aussi continué a évoluer grâce au forum..passant notamment pro pied nu et etc^^

"Quel sens peut-on donner au fait que notre point central de rencontre est un forum de discussion sur Internet ?"

Comme les autres..car nous sommes peu a avoir cette philosophie....de respecter avant tout le cheval monté ou pas......l'écouter lui laisser la parole..moi dans le milieu du cheval je suis une cinglée....
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Nuts

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MessageSujet: Re: Sociologie du "cheval sans équitation"   Sociologie du "cheval sans équitation" EmptyVen 14 Juin 2013 - 11:34

"Pourquoi sommes-nous une extrême majorité de femmes ?"
Comme les filles...

"Quelle est l'influence de notre milieu (au sens sociologique) sur la perception première que nous avons eue des chevaux, et sur la décision de ne pas/plus monter (Du genre, pour caricaturer vite fait : dans un environnement rural on perçoit le cheval comme un outil de travail, et en ville comme un loisir) ?"
Pour ma part ça a été équitation traditionnelle pendant 18 ans, j'ai toujours aimé passer beaucoup de temps avant et après le cours avec les chevaux même si ce n'était pas bien vu, et personne ne comprenait pourquoi je voulais aller au club juste pour les voir sans les monter...
ensuite, à un salon du cheval, j'ai découvert la cense et ça a été comme un déclic que je voulais changer ma perception et mon approche du cheval...
j'ai fait des stages chez eux et un avec un autre qui me plaisait plus dans son approche.
et pis j'ai pratiqué, j'ai eu de bons et de moins bons résultats, me suis mise au sans mors, me rappelle plus pourquoi, puis j'ai eu des coupines qui étaient dans le sans fers, alors hop, pareil j'ai suivi le mouvement! et je suis apparue, aux yeux des mes "amis" cavaliers comme une folle... et pis j'ai rencontré un homme, d'un certain âge qui m'a permis d'ouvrir les yeux sur ma pratique (à pieds vu que je ne voulais plus monter par peur d'abord, puis par convictions) ainsi qu'un papy dada qui m'a dit "merde" pour certaines choses...
et est arrivée Quetty... et elle a tout chamboulé dans ma vie...
et me voilà, à pieds, sans cheval, loin d'eux mais fière d'avoir pu dire "chiotte" à ce monde pourri du cheval...


Combien sommes-nous à nous être engagées dans cette voie par un choix conscient et "intellectuel" et combien par la force des choses (accident...) ?
trop peu dans les 2 cas à mon goût...

Quel sens peut-on donner au fait que notre point central de rencontre est un forum de discussion sur Internet ?
comme les coupines^^
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MessageSujet: Re: Sociologie du "cheval sans équitation"   Sociologie du "cheval sans équitation" EmptyVen 14 Juin 2013 - 15:39

De façon plus globale, pourquoi ce sont surtout les femmes qui sont attirées par les chevaux? je n'ai pas de réponse.

Personne ne regardait les chevaux dans ma famille. Car dans ma famille, les chevaux n'existait pas. On n'en mangeait pas. On aurait pu. On n'en parlait pas. Les chevaux n'intéressaient personne. Les autres animaux non plus d'ailleurs. Bon il y avait un chien, un chat. Parfois un oiseau tombé d'un nid que mon père ramassait. Il y avait des poules pour les manger et manger les oeufs. Pendant l'occupation, il y a eu un cochon qui a été mangé (je n'étais pas encore née!).
Me concernant, je dirais que l'origine est ultra ancienne, j'ai un souvenir qui se situe en maternelle.
Alors évidemment, j'ai lu avec passion des tas et des tas de livres mettant en scène des chevaux. Et j'y ai laissé beaucoup de mon argent de poche!
Quand je suis entrée au lycée en 2nd, pensionnaire, j'ai découvert un groupe de filles très discrètes qui montaient chez un éleveur. Le jeudi la patronne venait les chercher alors je me suis jointe au groupe. Et j'ai appris à me tenir sur un cheval, à tenir sans tomber en toute circonstance car nous faisions de folles galopades dans la forêt. 2 à 3h de balade, quelque chose de dingue. Et puis au fil des années, je me suis inscrite parfois dans des clubs, selon les endroits où je faisais mes études, avec des années où je ne montais plus du tout. Car en fait, monter ne me satisfaisait pas plus que ça. J'étais toujours déçue, restant sur ma faim. Je ne savais pas vraiment pourquoi. Je ne comprenais pas ce qu'il me fallait. Alors, je restais dans ces CE, y passant du temps, aidant les gens à seller quand ils avaient peur. J'aimais l'odeur, les sons. Et je me sentais réellement à part. Et puis j'ai arrêté de traîner comme ça. Je me suis éloignée.
Et puis j'ai eu ma fille et elle a commencé à montrer de l'intérêt pour les chevaux. Vers 4-5 ans je 'lai emmené voir des poneys et puis j'ai remis les pieds dans un CE où on élevait des poneys. J'ai alors acheté Idole.
Avec Idole, j'ai eu le déclic. Car elle était pleine et puis dans ce club, j'ai vu des proprios emmener leur cheval brouter en main. J'étais éberluée car je n'avais jamais pensé à le faire et surtout je n'avais jamais vu cela. Quand le poulain est né, j'ai fait pareil : je promenais Idole avec le gamin qui gambadait de ci de là. C'était très amusant. Nous allions dans la forêt ou le long de chemins. Idole ronchonnait parfois car elle trouvait qu'il s'éloignait trop.
Et à partir de ce moment, j'ai commencé à réfléchir, à remettre tout en question : le box (elle a été mise au pré), puis les fers (elle a été déferrée), puis le mors (Kells ne supportait pas le mors), puis les CE.
Kells m'a beaucoup appris, car Idole accepte tout. C'est une bonne pâte. Mais pas Kells. Kells m'a fait comprendre qu'il ne fallait plus que je la monte (trop lourde), que le mors lui faisait mal (ma fille la montait et elle rencontrait beaucoup de problèmes) donc j'ai donc réfléchi , cherché sur le net, et réfléchi encore, et j'ai acheté différents modèles de filets sans mors (ça s'est arrangé).. Ensuite j'ai compris que l’alimentation devait être changée, car trop d'abcès au pied (suppression des granulés). Et maintenant, plus de CE, plus de reprises, rien que des prairies avec des compagnons. Elles font encore quelques balades, sans mors, très irrégulièrement. Et j'ai commencé à faire des balades en main dans leur nouveau territoire, avec Idole en liberté. Et là, je m'éclate, et elles aussi !!!

Alors comment se situer par rapport à cela. Je ne sais toujours pas pourquoi je suis aussi passionnée par les chevaux. Cela me paraît étrange.
Mais s'y ajoute maintenant, le désir de ne plus les voir exploités. J'ai admiré les chevaux au cirque, en dressage, dans leurs envols au-dessus d'un obstacle, dans leur sauvagerie aussi. Et Et je sais trop la contrainte qu'il y a pour obtenir cela. Je ne m'y amuse plus.
Donc , il reste maintenant le désir de leur procurer une vie agréable, même si cette vie est entourée de limites, de fils qui les maintiennent sur des parcelles trop petites par rapport à ce qu'ils peuvent parcourir.
L'Humain se prend trop pour un dieu. Nous voulons dominer, gérer, exploiter. Le cheval libre symbolise sans doute le contraire. Et il est clair, que nous même, à travers ce désir d'être accompagnée d'un cheval, nous cherchons à nous éloigner des contraintes que la société nous apprend à accepter. Nous avons besoin de souffler et être avec eux nous le permet. Est-ce encore une manière de les exploiter?
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laulysse

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MessageSujet: Re: Sociologie du "cheval sans équitation"   Sociologie du "cheval sans équitation" EmptyVen 14 Juin 2013 - 21:31

Pourquoi sommes-nous une extrême majorité de femmes ?
Parce que nous aimons papouiller, gratouiller, caliner !!!

Et peut-être que notre "instinct maternel" nous pousse vers plus de douceur et de tendresse (c'est beau hein ?!!!)


Quelle est l'influence de notre milieu (au sens sociologique) sur la perception première que nous avons eue des chevaux, et sur la décision de ne pas/plus monter (Du genre, pour caricaturer vite fait : dans un environnement rural on perçoit le cheval comme un outil de travail, et en ville comme un loisir) ?
Personne ne monte dans ma famille, je suis la seule à m'intéresser aux chevaux. J'ai un oncle qui aurait voulu monter je crois. Et j'avais quand même un grand père qui fabriquait le matériel pour les chevaux avant qu'il y ait plein de tracteurs partout. Mais à part une balade à poney quand j'étais petite, rien ne me prédestinait à les côtoyer plus tard.

J'ai commencé à monter dans le coin d'un pré chez des amis de mes parents et ensuite je me suis inscrite en club mais je n'aimais pas trop ce qu'on y faisait. Je cherchais autre chose mais je ne savais pas trop quoi encore. En général je passais l'après midi là bas, juste pour y être ! Les odeurs, les sons, et la beauté de ces animaux me comblait !


Combien sommes-nous à nous être engagées dans cette voie par un choix conscient et "intellectuel" et combien par la force des choses (accident...) ?
Depuis toujours j'ai l'impression que c'est bizarre de monter tout le temps ! Je me dis que peu de gens demandent l'autorisation au cheval de lui monter sur le dos !

Je monte toujours un peu, mais c'est histoire de faire une activité avec mon cheval, parmis tout ce qu'on fait. J'écoute mon cheval et c'est lui qui me dit si ça le tente.

En plus je n'ai pas du tout le gout du risque !!! Alors j'ai toujours eu horreur qu'on m'oblige à faire ce que je ne voulais pas, genre galoper là, sauter là, bref je fais comme je le sent ! Au club ça m'arrivais de refuser des exercices !!!


Quel sens peut-on donner au fait que notre point central de rencontre est un forum de discussion sur Internet ?

Parce qu'on cherche des réponses aux questions que pas grand monde se pose à mon avis !
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MessageSujet: Re: Sociologie du "cheval sans équitation"   Sociologie du "cheval sans équitation" EmptyLun 17 Juin 2013 - 16:18

En fait, la question du genre regroupe entre autres tout ce que vous avez évoqué, et plus encore. Question de nature ou de culture ? De culture, probablement. Mais dans quelle mesure ? Mais je me demandais aussi si la proportion hommes/femmes est aussi marquée dans la réalité que sur le forum, ou si elle était un peu plus nuancée (alors, ce serait que les hommes échangent globalement moins par Internet que les femmes ?) 

Pour la question du milieu, je constate chez moi une différence de perception du cheval (sans aller jusqu'à l'équitation) entre mes parents, mon père ayant été élevé à la campagne, plus ou moins au contact des chevaux de trait (donc, instrument de travail, mais aussi l'idée de l'animal proche de l'homme par les tâches rudes partagées), et ma mère ayant grandi en ville et monté à cheval en club (bien qu'elle se dise au premier abord plus proche des chevaux que mon père, ils restent un instrument de loisirs et assez éloignés de l'Homme dans sa vision des choses). Mais cela tient sûrement à l'époque, aussi.

En fait, j'ai l'impression que la question nature/culture reviendrait presque en ce qui concerne l'origine de notre "mise à pieds" Sociologie du "cheval sans équitation" 194921 . Par exemple, l'autre jour, j'échangeais avec une collègue de travail qui n'a aucun contact avec les chevaux. J'ai été agréablement surprise lorsqu'elle m'a dit qu'elle avait toujours trouvé bizarre qu'on plante des clous dans la corne des chevaux, et qu'elle concevait totalement qu'on puisse faire autre chose avec un cheval que de le monter. Cela s'explique peut-être par le fait qu'elle a été élevée dans une famille à tendance locavore, bons produits maison, circuits courts...Et qu'elle a donc plus facilement une autre vision que celle du sens commun.

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MessageSujet: Re: Sociologie du "cheval sans équitation"   Sociologie du "cheval sans équitation" EmptyLun 17 Juin 2013 - 16:22

Ta question : Mais je me demandais aussi si la proportion hommes/femmes est aussi marquée dans la réalité que sur le forum, ou si elle était un peu plus nuancée (alors, ce serait que les hommes échangent globalement moins par Internet que les femmes ?)  , se rapporte uniquement au " sans équitation" ou bien de façon globale à l'intérêt que portent hommes ou femmes aux chevaux ?
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MessageSujet: Re: Sociologie du "cheval sans équitation"   Sociologie du "cheval sans équitation" EmptyLun 17 Juin 2013 - 16:24

Déjà, il y a bien plus de femmes que d'hommes qui pratiquent l'équitation+ le reste (pas de pratique équestre, sauvegarde, protection etc). Le "sans équitation" n'est qu'un sous-groupe. Il est donc normal que dans ce sous-groupe il  s'y trouve plus de femmes que d'hommes.
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MessageSujet: Re: Sociologie du "cheval sans équitation"   Sociologie du "cheval sans équitation" EmptyLun 17 Juin 2013 - 16:29

Elle se rapporte au sans-équitation. Smile
Pour la proportion des hommes et des femmes, je suis surtout frappée par le véritable canyon qu'il y a chez nous. A vue de nez, on est quoi ? 40-50 membres actifs, et ceci avec seulement 2 hommes (plus ou mois actifs). Ce qui me fait me demander si la seule explication : plus de femmes près des chevaux + la vision respectueuse + l'aspect de protection suffisait à expliquer cet écart.

Kells_et_Idole a écrit:
L'Humain se prend trop pour un dieu. Nous voulons dominer, gérer, exploiter. Le cheval libre symbolise sans doute le contraire. Et il est clair, que nous même, à travers ce désir d'être accompagnée d'un cheval, nous cherchons à nous éloigner des contraintes que la société nous apprend à accepter. Nous avons besoin de souffler et être avec eux nous le permet. Est-ce encore une manière de les exploiter?


Tout à fait ! C'est exactement la réflexion que j'ai : le plus haut degré de l'amour et du respect ne devrait-il pas signifier nous tenir éloignés des chevaux (même libres et dans les moins mauvaises conditions possibles) ? Car combien sommes-nous à nous éloigner des chevaux lorsque nous sommes mal pour les préserver au lieu d'aller chercher du réconfort auprès d'eux au risque de les "polluer" émotionnellement (moi-même, je n'en fais pas partie) ?

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MessageSujet: Re: Sociologie du "cheval sans équitation"   Sociologie du "cheval sans équitation" EmptyLun 17 Juin 2013 - 16:40

Malgré tout, là, il s'agit de nous, adulte, mais que dire de l'intérêt, de la fascination qui , pour certaines d'entre nous, nous a saisi dans la petite enfance, alors que le cheval est absent de la culture familiale ?
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Nuts

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MessageSujet: Re: Sociologie du "cheval sans équitation"   Sociologie du "cheval sans équitation" EmptyLun 17 Juin 2013 - 18:31

pour ton histoire de clous dans les pieds, même réaction de ceux qui n'ont jamais mis le cul sur un cheval! homme comme femme!
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MessageSujet: Re: Sociologie du "cheval sans équitation"   Sociologie du "cheval sans équitation" EmptyLun 17 Juin 2013 - 19:16

Kells_et_Idole a écrit:
Malgré tout, là, il s'agit de nous, adulte, mais que dire de l'intérêt, de la fascination qui , pour certaines d'entre nous, nous a saisi dans la petite enfance, alors que le cheval est absent de la culture familiale ?

Pour ma part, si seulement quelqu'un pouvait répondre à cette question ! Perso, on me dirait que le premier mot que j'ai prononcé était "cheval" (ou "poney, ou...), ça ne m'étonnerait pas. C'est tellement hallucinant qu'à certains moments, je serais prête à me lancer dans l'exploration de mes vies antérieures pour éclaircir le mystère !

Nuts : Tu peux pas savoir comme j'aime discuter avec les gens dès qu'ils disent ne rien connaitre aux chevaux ! Et comme je me retiens quand j'apprends qu'ils s'y "connaissent"...
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Noush
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MessageSujet: Re: Sociologie du "cheval sans équitation"   Sociologie du "cheval sans équitation" EmptyLun 17 Juin 2013 - 19:37

Pareil pour moi, j'ai des amis qui réagissent de la même façon avec le ferrage. Pour le box, ils ont plus de mal car il y a souvent une part d’anthropomorphisme.

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Lul800
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Lul800

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MessageSujet: Re: Sociologie du "cheval sans équitation"   Sociologie du "cheval sans équitation" EmptyLun 17 Juin 2013 - 20:21

Bah, tu sais, le nombre de cavaliers de ma connaissance qui appellent les fers des "chaussures"...Sociologie du "cheval sans équitation" 673449

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Parce que c'était elle, parce que c'était moi.
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Noush
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MessageSujet: Re: Sociologie du "cheval sans équitation"   Sociologie du "cheval sans équitation" EmptyLun 17 Juin 2013 - 21:12

C'est vrai aussi !

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Nuts

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MessageSujet: Re: Sociologie du "cheval sans équitation"   Sociologie du "cheval sans équitation" EmptyMar 18 Juin 2013 - 9:10

exacte!!!!
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Griotte

Griotte

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MessageSujet: Re: Sociologie du "cheval sans équitation"   Sociologie du "cheval sans équitation" EmptyMar 18 Juin 2013 - 20:51

Super chouette à lire ce post, c'est agréable de connaitre votre parcours Smile
Personnellement, j'ai connu quelques garçons lorsque je montais en club mais pas beaucoup, j'en conviens. J'en ai connu qui ne venait que pour les filles, aussi Sociologie du "cheval sans équitation" 194921
Je me dis que la composante "les garçons doivent être des durs"(je caricature pour que ça soit plus simple à expliquer, c'est pas partout comme ça et je ne suis pas d'accord avec cette vision des choses !) doit peut-être les éloigner, par "peur", de montrer de l'attachement, de l'affection débordante, etc comme les femmes ? Je ne sais pas trop...
Pour les compétitions, c'est bizarre car c'est vraiment dans les compétitions de hauts niveaux, enfin, c'est l'impression que j'en ai.
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Urane29



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MessageSujet: Re: Sociologie du "cheval sans équitation"   Sociologie du "cheval sans équitation" EmptyMar 18 Juin 2013 - 23:51

Noush, ton accident est terrible et très traumatisant !!! pale

Nuts, je te souhaite de renouer avec les chevaux... tu as Ondine, Merlulu, Vénus qui t'attendent Razz

Kells, j'aime beaucoup ton témoignage Very Happy On sent ton évolution au fur et à mesure de la "croissance de Kells !
La question que tu te poses en ce qui concerne cette fascination pour le cheval alors que rien de l'environnement ne nous prédispose à ça, je me la pose en permanence... Je ne sais pas pourquoi non plus... Pour ma part, au vu de la carence à comprendre les animaux autour de moi, à rentrer dans leurs mondes, j'ai l'impression d'avoir été """investi""" de ce rôle, d'avoir ce devoir de changer la perception et de m'ouvrir à un autre monde... Et pourtant j'étais mal barrée quand j'ai commencé à cotoyer les chevaux: compét' à mort, spectacle, faire-valoir, démonstration, violence, douleur, énervement..etc. A vomir... J'en meurs de honte... et j'ai signé: plus jamais !!!

La question de la nature/culture est intéressante... je dirai qu'il y'a la notion de nécessité (dans le sens création d'un besoin "vital") dans la nature... alors que dans la culture il y'a l'envie de chosifier le cheval...
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Noush
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Noush

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MessageSujet: Re: Sociologie du "cheval sans équitation"   Sociologie du "cheval sans équitation" EmptyMar 18 Juin 2013 - 23:57

Oui Urane, c'est traumatisant, comme tu dis...mais je pense que c'est ce qui m'a permis d'ouvrir les yeux, ca "réveillée"...je dis pas que je suis contente que ce sois arrivé pour autant, j'aurai aimé que ca se passe autrement, mais on choisit pas toujours!

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Urane29



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MessageSujet: Re: Sociologie du "cheval sans équitation"   Sociologie du "cheval sans équitation" EmptyMer 19 Juin 2013 - 0:09

Oui, sacré électrochoc !
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